Après les hommages et les jeux de mots qui ont marqué la première minute, l’artiste poursuit son exploration des références musicales et sociales. Il revient d’abord sur une formation bien connue du rap kreyòl, avant de glisser, presque sans transition, vers une controverse qui a longtemps alimenté les débats dans la société haïtienne.
Intitulé « Pi ∞ », comme une référence à l’infini, le morceau se présente moins comme un simple titre que comme un véritable « statement ». Il ne s’agit, en réalité, que de l’outro de l’album : deux minutes et 27 secondes pendant lesquelles Wendyyy pose les bases de ce qui ressemble déjà à une déclaration d’intention. Malgré sa courte durée, le morceau suffit déjà à alimenter les débats, les interprétations et les discussions interminables au sein du public et de la sphère rap haïtienne.
Dans une mise en scène sombre et énigmatique, une caméra suit la progression déconcertante d’une fourmi messagère en gros plan, transportant un petit morceau de papier. C’est de la plus belle des manières que Wendy Duvert, digne héritier de la reine Anacaona, a fait sa réapparition pour annoncer sa dictature. Après un bref plan sur un échiquier, l’insecte poursuit son chemin jusqu’à grimper sur les bottes d’un génie vêtu de noir, gravissant lentement son manteau...
Originaire de Léogâne et évoluant dans un univers musical ouvert sur les musiques du monde, Soeurette Bruno revient avec « Caprices », un titre aux sonorités de compas dans lequel elle explore les contradictions du désir amoureux. Porté par une voix mélodieuse et une interprétation sensible, le morceau confirme, après « Mouye », l’affirmation progressive de son identité artistique.